Les offres d’emploi avantageuses sont parfois boudées, même lorsque les salaires dépassent la moyenne locale. En Centre-Bretagne, nombre de professions souffrent d’un déficit de candidats malgré des conditions d’embauche motivantes. Cette page propose un panorama précis de ces emplois délaissés, pour aider les actifs de la région à repérer des opportunités concrètes et stables.
Métiers en tension en Bretagne et en France en 2024

Plusieurs métiers essentiels à l’économie locale et nationale restent massivement vacants, alors même que les entreprises augmentent les salaires pour attirer des candidats. Ce phénomène, largement documenté par la DARES et Pôle Emploi, touche en particulier les métiers des infrastructures, de la maintenance et de l’artisanat qualifié. En Bretagne, les besoins se concentrent sur des postes comme plombier-chauffagiste, électricien, conducteur d’engins ou cordiste. Les rémunérations oscillent souvent entre 2 000€ et 3 500€ nets par mois, mais la pénibilité physique, l’astreinte ou la perception sociale rebutent encore nombre de candidats.
Des exemples recueillis localement confirment le contraste :
- Un artisan plombier basé à Loudéac : « J’aurais du travail pour deux salariés de plus, mais malgré la stabilité et un bon salaire, personne ne postule depuis des mois. »
- Un chef d’équipe dans la collecte urbaine (Pontivy) : « Le métier d’éboueur est stable, on forme sur le terrain, mais l’image du métier freine les jeunes. »
En parallèle, les fonctions techniques liées à l’énergie, à l’entretien ou à la sécurité (technicien de maintenance, scaphandrier) offrent aussi des salaires intéressants et une insertion rapide après une formation courte, principalement en Bretagne et dans les autres régions industrielles.
Tableau des professions bien rémunérées mais délaissées

Le tableau suivant synthétise les principaux métiers concernés, avec les critères essentiels : rémunération, tension du marché, type de formation et localisation où la demande est la plus forte.
| Métier | Salaire mensuel (Net/Brut) | Niveau de Tension | Niveau de Formation | Régions |
|---|---|---|---|---|
| Plombier-Chauffagiste | 2 000€ – 3 000€ (net) / ~3 500€ (brut) | Très fort | CAP/BEP | Bretagne, Île-de-France |
| Cordiste | 2 000€ – 3 500€ (brut) | Élevé | CQP Travaux sur Cordes | Auvergne, Alpes, Bretagne |
| Scaphandrier Offshore | 3 500€ – 10 000€ (net) | Fort | CQP + Certification Hyperbarie | Zones côtières, installations offshore |
| Égoutier | 1 800€ – 2 350€ (brut) | Élevé | Formation interne ou CAP | Bretagne, métropoles urbaines |
| Technicien de Maintenance Industrielle | 2 400€ – 4 000€ (brut) | Fort | BTS/DUT Maintenance | Bretagne, Pays de la Loire |
| Conducteur de Grue | 2 800€ – 3 800€ (brut) | Très fort | CACES R487 | Occitanie, Bretagne, Hauts-de-France |
| Thanatopracteur | 2 500€ – 4 000€ (brut) | Moyen | Diplôme National | Zones rurales et périurbaines |
| Ripeur (Éboueur) | 1 800€ – 2 200€ (brut) | Élevé | Aucune exigence spécifique | Grandes villes, zones périurbaines |
Les contraintes physiques et l’exigence des certifications freinent encore les vocations, même lorsque l’emploi est localement abondant et accessible après une formation adaptée.
Freins à l’attractivité de ces métiers
- Pénibilité des conditions de travail : intervalles horaires imprévisibles, exposition aux intempéries, contact avec des environnements insalubres.
- Image sociale peu valorisée : nombre de métiers souffrent de préjugés ou d’un manque de reconnaissance.
- Accès à la formation exigeant : CAP/CQP parfois coûteux ou longs selon la situation.
- Méconnaissance des débouchés et des parcours d’évolution : faible diffusion d’exemples locaux de réussite et d’intégration.
Des témoignages recueillis dans la région montrent que de nombreux professionnels évoluent pourtant après quelques années vers des postes à responsabilités, en indépendant ou encadrant, une fois insérés dans le secteur.
Comment accéder à ces métiers rapidement
- Les formations courtes (CAP, CQP) ouvrent l’accès à la majeure partie des métiers techniques. De nombreux centres régionaux accélèrent l’accès à ces parcours via la formation continue.
- La VAE permet de transformer l’expérience en diplôme reconnu, un atout si vous avez déjà un parcours professionnel significatif.
- Les immersions professionnelles (PMSMP via Pôle Emploi) facilitent la découverte concrète d’un métier et accélèrent la prise de décision.
En Bretagne, ces démarches sont facilitées par l’offre locale de formation, de plus en plus adaptée aux reconversions rapides. La forte demande régionale dans les métiers du BTP ou de la maintenance encourage une intégration dynamique.
Évolutions et perspectives de carrière
Le passage par ces métiers permet souvent une réelle progression : nombreux sont ceux qui, démarrant comme salariés, créent leur propre activité artisanale ou deviennent formateurs. Le secteur du bâtiment et des services techniques affiche des taux d’employabilité supérieurs à 90%, selon Pôle Emploi. Les spécialisations (hyperbarie, gestion technique de chantier, environnement) augmentent les perspectives de salaire et d’autonomie professionnelle.
Le métier de chef pâtissier : missions, compétences et évolution illustre parfaitement ces professions recherchées offrant de belles perspectives malgré un manque d’attractivité.
Dans le domaine artistique, découvrez comment devenir actrice en France : parcours, exigences et réalités professionnelles, une carrière souvent méconnue mais offrant des opportunités intéressantes pour les passionnés.
Pour mieux comprendre les enjeux liés à l’emploi des jeunes dans la région, découvrez notre analyse sur le chômage étudiant 2025 : droits, chiffres et solutions adaptées pour les jeunes en Centre-Bretagne.
FAQ sur les métiers bien payés en tension
- Quelles rémunérations viser ? Selon le métier et la région, les salaires nets démarrent autour de 1 800€ et peuvent dépasser 4 000€, voire 10 000€ pour certaines missions offshore.
- Faut-il absolument un diplôme ? L’accès sans diplôme est possible dans quelques métiers. Cependant, la montée en qualification accélère généralement l’évolution de carrière et la pérennité de l’emploi sur le secteur.
- Peut-on se reconvertir rapidement ? Oui, en mobilisant un dispositif adapté (CAP, VAE, immersion via Pôle Emploi), accessible dans la plupart des bassins d’emploi en Bretagne.
- Ai-je des garanties sur l’emploi ? Les recrutements dépassent l’offre dans la plupart de ces métiers : la transformation d’une formation en CDI ou création d’entreprise dans le secteur est rapide pour les candidats motivés.
Ressources utiles pour s’informer ou se lancer
- Pôle Emploi : fiches métier, vidéos de pros et accès simplifié aux immersions locales.
- Centres de Formation d’Apprentis (CFA) et Afpa : sessions spécifiques et dispositifs régionaux pour reconversion vers les métiers en tension.
- Plateformes Pass’Avenir et Mon Compte Formation pour identifier les parcours de formation rapide et suivi personnalisé.
- Webinars et événements locaux (Bretagne Développement Innovation) pour obtenir des retours d’expérience et participer à des ateliers métiers.
- Ressources régionales (Breizh’Emploi, Chambres de Métiers) : aide à l’orientation et opportunités locales en priorité.
Pour les professionnels bretons ou les actifs en reconversion, cibler ces métiers permet de s’insérer durablement dans le tissu économique régional tout en profitant de bonnes conditions salariales et d’une sécurité d’emploi. Ces voies restent parfois méconnues, mais elles offrent des perspectives concrètes, pour les jeunes, les salariés en recherche de stabilité ou les personnes en reconversion. Avez-vous déjà envisagé de rejoindre l’un de ces secteurs ? Faites-nous part de votre expérience ou posez vos questions en commentaire à la communauté de Pontivy.
Ce contenu repose sur des études DARES, statistiques Pôle Emploi et témoignages directs de professionnels locaux. Un complément d’information peut être trouvé sur travail-emploi.gouv.fr et pole-emploi.fr.
Quels autres métiers, selon vous, mériteraient d’être mis en lumière pour résoudre l’emploi dans notre région ? Partagez vos suggestions et n’hésitez pas à relayer cet article pour informer le plus grand nombre sur les réelles opportunités autour de Pontivy.
